dimanche 29 octobre 2017

Voyage en amoureux... en Grèce !

Une fois de plus, Ma'Loup vient à la rescousse... et nous permet de partir fêter nos 6 ans de mariage en Grèce ! Voyage attendu avec impatience, première grosse coupure depuis la naissance de Théophile - nous sommes heureux d'avoir du temps rien que pour nous deux !

Qui dit vacances sans enfants dit vacances farniente ? Oulà, c'est mal nous connaître ! Voici la carte de notre périple :


Nous atterrissons dimanche en fin de matinée à Athènes, récupérons une voiture de location et filons pour notre première visite : le Monastère Hosios Loukas, ou Monastère de Saint Luc. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, il compte parmi l'un des plus beaux monastères bizantins de Grèce. Nous admirons les mosaiques à fond d'or, les fresques, nous baladons dans le monastère sous un soleil éclatant. Les manteaux paraissent déjà bien loin !






Nous passons la nuit à Arachova, célèbre station de ski grècque, mais l'heure n'est pas à la neige ! Dîner chez un grec passionné de cuisine, qui nous introduit à la cuisine grèque, pour le plus grand bonheur de nos papilles. Après une bonne nuit de sommeil nous découvrons Delphes et ses sanctuaires, avant l'afflux de touristes ! Les sites sont installés à flanc de montagne et offrent une vue magnifique. 







Puis nous prenons la route pour Météores, ces formations géologiques au nord de la Grèce, qui abritent des monastères chrétiens orthodoxes construits entre les 14 et 16ème siècles. Perchés au sommet des falaises et pitons rocheux sculptés par l'érosion, ils offrent un paysage spectaculaire. D'après la myhtologie locale, des roches furent envoyées du ciel sur la terre par la Providence pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier. Des escaliers y ont été ajoutés au siècle dernier car avant on y accédait difficilement, à l'aide de cordes et d'astucieux systèmes de filets accrochés à des poulies.

Aujourd'hui il ne reste plus que 6 monastères, entretenus par les moines ou nonnes qui y habitent encore. Nous passons l'après-midi sur place, dormons dans une petite auberge à Kastraki, et revenons sur les lieux le lendemain. Le drône de Frédéric nous permet même de voir de décors grandiose d'en haut !












Après cette magnifique escale, nous reprenons la route en direction de la péninsule du Péloponèse. Petit arrêt à Messolonghi avant de dormir dans un hôtel dont nous semblons être les seuls clients, en bord de mer. La ville n'a pas grand intérêt, nous partons pour Corinthes dès le réveil !




Petit bain avant le coucher ;)

Mercredi nous partons donc vers la péninsule du Péloponèse. Nous passerons finalement deux nuits à Nafplio ou Nauplies et rayonnerons dans les environs : Mycènes, cité antique préhéllinique, Epidaure connue dans le monde entier pour son théâtre. Le petit déjeuner de la charmante maison d'hôtes de Nauplies et une merveille, de quoi bien commencer la journée !






Dans le théâtre d'Epidaure






La charmante petite ville de Nauplies




Vendredi soir, direction Athènes via le Canal de Corinthe, emprunté par environ 11 000 navires chaque année. Vue de haut, il est impréssionant : 6 343 mètres de longueur, presque 25 mètres de largeur, 52 mètres de hauteur maximale pour une profondeur de 8 mètres !




Puis c'est l'arrivée à Athènes ! Nous avons loué un petit appartement hôtel avec une grande terrasse et vue sur l'Acropolis, le bonheur. Jusque dimanche nous découvrons la vie athénienne. Samedi étant journée nationale, nous en profitons pour visiter plusieurs musées et nous rendre à l'Acropole. On y sent le poids de l'histoire !








Après une merveilleuse semaine en couple, nous voici prêts à reprendre l'avion, impatients de retrouver nos petits loups qui ont bien profité de leur Ma'Loup chérie. Encore mille merci !

vendredi 29 septembre 2017

Maman de nouveau en vadrouille !

 Lundi 25 Septembre, j'embarque avec mon équipe pour 5 jours à bord de l'Express Côtier de Norvège. Après un vol Oslo - Kirkenes, nous découvrons le MS Finnmarken, qui va nous emmener jusque Trondheim. J'ai hâte de découvrir enfin cette côte norvégienne dont je chante les merveilles depuis maintenant plusieurs mois sur le site de Hurtigruten ! 


Nous profitons au maximum de la vue sur le pont, de la piscine, du jacuzzi ! Il s'agit de bien connaître le produit, on est d'accord ? 



Nous participons à une excursion sur le plateau du cap Nord, lieu tout là haut dans le Nord, où l'océan Atlantique rencontre l'océan Arctique et où leurs eaux glaciales se mélangent. Bien au delà du Cercle Polaire Arctique, à 2000 km d'Oslo par la route. 

Le cap Nord attire les explorateurs et les voyageurs tel  un aimant, depuis sa découverte par un navigateur anglais en 1553. Richard Chancellor, à la recherche du passage du Nord-Est vers le Nouveau Monde, fut le premier à doubler – et à nommer - le cap Nord.

Du haut de cette puissante falaise de 307 mètres qui plonge brutalement dans l’océan Arctique, le regard étreint le vide et l’immensité de la mer. En face, il n’y a plus que le pôle Nord… à 2 100 km tout de même ! 

Nous nous baladons dans le centre des visiteurs et découvrons la chapelle Saint Jean, la chapelle oecuménique la plus septentrionale du monde. Dehors, la lumière est belle... en été le soleil ne se couche pas pendant 2 mois d'affilée !






Sur la route pour rejoindre le navire nous rencontrons un Sami en tenue traditionnelle - pause bien touristique mais le monsieur est charmant, et son renne aussi ! Souvent désignés comme les éleveurs de rennes du grand nord, les Samis sont parfois considérés comme le dernier peuple autochtone d’Europe. 

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à visiter cette page. 


Kirra, Lynn, Ida et Eirik: la fine équipe !

La côte norvégienne est magnifique et tous mes sens se régalent. Nous rajeunissons sensiblement la moyenne d'âge des passagers du navire, certains nous regardent nous balader avec une certaine curiosité. La cuisine est délicieuse, concontée avec des produits récupérés le long de nos escales dans les petites ports locaux. Un bonheur de mettre les pieds sous la table 3 fois par jour !

La mauvaise surprise du retour, ce sera... le mal de terre! Nous tangons pendant 2 bons jours, je suis même obligée de m'accroher à mon bureau tellement tout bouge autour de moi ! Mais c'est sans regret, l'expérience fut inoubliable. 


vendredi 1 septembre 2017

Maman au Spitzberg

 Fin août je pars à la découverte du Spitzberg avec ma collègue Kirra ! C'est une île de l'archipel du Svalbard, situé à mi chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord.  


Allez, cultivons nous un peu ensemble: une petite sélection de 10 choses à savoir sur le Spitzberg !

1. Au 12e siècle, lorsque les Vikings aperçoivent cette terre polaire, ils vont la nommer dans leur langue, en vieil Islandais « Svalbard » (« côtes froides »).  Des centaines d’années plus tard, vers la fin du 16e siècle, le navigateur hollandais Willem Barents découvre cette île qu’il baptisera « Spitsbergen » (« montagnes pointues »). Pendant longtemps on utilisera Spitzberg pour désigner ces îles qui n’appartenaient à personne. Quand en 1925 cet archipel est placé sous la souveraineté de la Norvège, (ratification du traité du Svalbard de 1920), le gouvernement réintroduit alors le vieux nom viking Svalbard, qui désignera dorénavant officiellement l’ensemble de l’archipel.


2. Longyearbyen est la capitale territoriale la plus nordique de la planète. Elle est située au Spitzberg. 2000 personnes habitent dans la ville en permanence et plus de 40 nationalités sont représentées sur l’île. 

Nous y atterrissons mercredi 30 août. J'avoue être un peu décue par ma première impression de la ville: je m'attendais à ce paysage de carte postale : 


Mais la neige n'est pas encore au rendez-vous, et ces petites maisons colorées charmantes qu'on voit sur toutes les communications présentant le Spitzberg ne forment en fait que quelques rues de Longyearbyen. Le reste de la ville ressemble plutôt à un hangar géant et déborde de scooter des neiges ! Mais bon, on ne vient pas au Spitzberg pour ses villes, on vient pour se plonger dans sa nature majestueuse et sauvage !


3. Cet archipel est recouvert à 60% de glaces et les mers sont prises 8 à 10 mois par la banquise.


4. De par sa situation géographique, le Spitzberg est une véritable plate-forme d’où sont partis les expéditions polaires aériennes au début du 20ème siècle.


5. Dans la mer de Barents, la géologie a mis en place un vaste plateau sous-marin, qui a crée la zone marine la plus riche de l’Atlantique Nord.  C’est pour cette raison que les baleiniers vont investir le Spitzberg à partir du 17e siècle.


6. L’archipel est formé de roches gélives qui donnent ces paysages de pics et de strates sédimentaires riches en charbon. Ces ressources importantes de charbon ont assuré l’économie tout au long du 20ème siècle.


7. Le Spitzberg fait face au bras du Gulf Stream qui lui permet de se dégager des glaces. C’est un courant chaud qui rejoint le courant froid de Sibérie, au niveau de l’Île aux Ours. C’est pour cette raison que le secteur est souvent brumeux.


8. L’archipel bénéficie de mers très riches lui donnant les plus grandes concentrations d’oiseaux et d’ours de l’Atlantique Nord. Protégés depuis 1973, la population d’ours polaires est estimée à 3.000 au Svalbard, soit plus que le nombre d’habitants ! 


Passé ce panneau, interdiction de poursuivre son chemin sans être armé !



9. Le Svalbard abrite l’histoire la plus importante de toutes les régions polaires, l’archipel a accueilli les baleiniers, les trappeurs, les mineurs


10. Au Spitzberg, précisément à Longyearbyen, est situé la réserve mondiale de Semences. C’est une chambre forte souterraine destinée à converser dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique. Cette réserve a été installé au Spitzberg parce que le climat et la géologie de ce dernier se prêtent parfaitement à un projet de conversation.


Entre deux réunions, l'équipe sur place nous a concocté un programme bien sympathique : nous découvrons tout d'abord les joies de la pêche à la morue. Jamais aucun poisson n'aura mordu aussi vite à mon hameçon, non pas que j'ai une longue expérience de pêche ! La taille des bestioles est impressionnante... Quand nous rentrons à quai, nous filons déposer nos trophées au restaurant de l'hotêl pour les déguster le soir même: fraîcheur garantie ! 



Il est temps de découvrir les chiens de traînneau ! Faute de neige ce sera du traîneau à roulette, très gadouillou mais frissons garantis ! Notre arrivée est saluée par un concert d'aboiements qui n'en finira plus jusqu'au départ des fameux carrosses. Je ne fais pas ma maligne quand le responsable me demande de tenir les deux chien de tête pour accrocher les autres à l'attelage : "Ils ne sont pas méchants par contre, s'ils commencent à se bagarrer entre eux tu lâches vite car ils ne se rendraient pas compte que ta main est au milieu et risqueraient de te l'arracher". Bon, les loulous, on va rester bien calmes ok ? 



Deux par chariot, une assise et l'autre debout qui guide (ou qui essaye!) les chiens



La puissance des chiens est impressionnante, ils sont très excités de partir en promenade, on a du mal à les arrêter ! La nature est belle, on regrette de ne pas pouvoir s'aventurer sur les chemins non balisés mais sans neige c'est compliqué. 1h plus tard nous rentrons ravies, couvertes de boue, prêtes pour la visite du chenil avec tous les chiots et chiens "à la retraite" !




Après cette belle escapade de 3 jours il est temps de rentrer. Un petit goût de trop peu, il faudra revenir en famille sous la nuit polaire et les aurores boréales !